Il commence donc a balbutier des trucs n'ayant aucun sens , je ne cherche pas à comprendre en tout cas. On voit alors une flaque qui apparait à ses pieds, elle grandit progressivement.
-Je vois, j' observe! Du dégout, oui je vois du dégout en vous. Je vous dégoûte hein? beaucoup je vous dégoûte! Vous, vous vous vous hein? vous vous croyez chic avec votre cravate et puis Zorro il n'en a pas... comment c'était déjà? Zorro est arrivé sans stresser tiquitiiiiii le bon Zorro le beau Zorro tititii... C'est votre voiture là? c'est ta bagnole hein? Ben grande t'a bagnole, t'est sur t'as pas de complexes? Toi et ta cravate à la con!
Il tousse durant environ six minutes. Il m'emmerde de trop, pas de gendarmes lorsqu'ils en faut. Il reprend son monologue, moins excité cette fois-ci.
-T'est tout seul? Pas bien ça, non non non... vaut mieux être avec le diable que seul avec soit même! Trop dangereux se connaître de trop... c'est pas malin, on peut être déçu... et boire pour l'oublier.
Je me retourne et m'éloigne.
-Hahaha ne te fache pas, chacun vit comme il veut! ou plutôt comme il peut...ça se respecte hein? je respecte moi...
Il retombe par terre. Je n'entend plus rien.
Dès l'instant où je le quittai des yeux, cet événement s'évada de ma mémoire, disparut, plus là.
La résurrection du souvenir n'eut lieu que quelques semaines plus tard, grâce à notre rencontre, l'homme et moi. Mais je dépeindrait la situation plus tard. Il faut du temps vous savez? Faire attention au choix des mots pour l'exposer dignement.
